La réponse courte
La plupart des petites entreprises paient autour de 2,5 à 3,5 % au total, une fois tous les frais comptés. La fourchette est large exprès. Votre chiffre dépend de :
- votre modèle de tarification;
- votre composition de cartes;
- le montant moyen de vos transactions.
Toute « moyenne » est une indication, pas une vérité absolue.
Pourquoi la « moyenne » se lit différemment ici
- Interac change le calcul. Au Canada, le débit Interac est un réseau distinct du crédit, et beaucoup moins cher. Les prix sont donc présentés autrement qu'au sud de la frontière.
- Les chiffres ci-dessus sont un repère. Ils s'appuient sur des données américaines. Les chiffres canadiens sont différents.
- Une moyenne globale peut cacher un problème. Elle peut masquer un débit Interac surfacturé. Votre taux effectif devrait refléter un coût bas pour Interac et vos coûts de crédit, comptés séparément, et non fondus dans un seul chiffre bien net.
Pour comprendre les deux réseaux : Les frais Interac et les frais de cartes au Canada.
De quoi se composent les frais
Toujours trois parties :
- L'interchange, fixé par la banque émettrice de la carte. Il varie selon le type de carte, souvent autour de 1,5 à 2,5 % plus de petits frais par transaction. Personne ne peut réduire cette partie.
- Les cotisations des réseaux, fixées par les réseaux de cartes. Petites, généralement une fraction de pour cent.
- La majoration du fournisseur. La partie qui varie d'un fournisseur à l'autre, et celle que vous pouvez réellement comparer.
Taux habituels selon le modèle de tarification
- Interchange plus. L'interchange réel plus une petite majoration fixe : votre taux global suit votre vraie composition de cartes. C'est généralement le modèle le plus transparent, et souvent le moins cher à mesure que le volume augmente.
- Taux fixe. Ces programmes facturent couramment autour de 2,6 à 2,9 % plus des frais par transaction, les mêmes sur chaque carte. C'est simple, mais vous payez trop sur les cartes de débit peu coûteuses. Au Canada, cela inclut Interac, où un taux fixe peut être bien au-dessus du coût réel.
- Par paliers. On annonce un taux « qualifié » bas, mais la plupart des transactions tombent dans des paliers plus élevés. Le taux réel est souvent bien au-dessus du prix proposé.
Comment savoir si le vôtre est élevé
- Oubliez le taux proposé.
- Calculez votre taux effectif : le total des frais divisé par le volume total.
- Comparez-le aux fourchettes ci-dessus. Nettement plus haut, ou aucun taux clair sur votre relevé? Il faut regarder de plus près.
- Vérifiez que vos transactions Interac ne sont pas tarifées comme du crédit. C'est l'un des endroits les plus courants où l'on paie trop sans s'en rendre compte.
Un taux proposé bas n'est pas un coût réel bas. Ce sont le modèle et les frais inutiles qui déterminent votre vrai chiffre.
Un mot sur le supplément et l'escompte au comptant
Certains programmes refilent les frais de carte aux clients au moyen d'un supplément ou d'un escompte au comptant. Au Canada, ils ont de vraies limites :
- les suppléments sont plafonnés;
- ils ne sont pas permis au Québec;
- ils ne peuvent jamais s'appliquer au débit Interac.
Avant de voir un supplément comme une façon de ramener votre « moyenne » à zéro, assurez-vous qu'il convient à votre province et à votre composition de cartes.
En toute franchise
Les moyennes donnent une première idée, mais elles ne paient pas vos factures. Le chiffre qui compte, c'est votre taux effectif, sur votre relevé, avec votre composition de cartes. Envoyez-nous un relevé et nous vous dirons exactement où vous vous situez et s'il y a moyen de faire mieux.
Pas de relevé sous la main? Dites-nous ce que vous payez et qui traite vos paiements, on s'occupe du reste.